APPEL DES ASSOCIATIONS DEMOCRATIQUES ET ORGANISATIONS POLITIQUES TUNISIENNES A UN RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 15 JUIN A 19 H POUR L’ARRET DES EXACTIONS DES SALAFISTES ET DES NERVIS ET CONTRE LES MENACES EXERCEES SUR LES LIBERTÉS EN TUNISIE

13 06 2012
    • Appel des associations démocratiques et organisations politiques tunisiennes en France à un rassemblement à Paris, vendredi 15 juin à 19 heures, près de l’ambassade de Tunisie, place André-Tardieu (sortie du métro Saint-François-Xavier).

      APPEL DES ASSOCIATIONS DEMOCRATIQUES ET ORGANISATIONS POLITIQUES TUNISIENNES

      A UN RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 15 JUIN A 19 H
      POUR L’ARRET DES EXACTIONS DES SALAFISTES ET DES NERVIS ET CONTRE LES MENACES EXERCEES SUR LES LIBERTÉS EN TUNISIE
      POUR LA DEFENSE DES LIBERTES INDIVIDUELLES
      CONTRE LA GUERRE DE RELIGION IMPOSÉE PAR LES SALAFISTES
      Paris le 13 juin 2012,
      Les associations et organisations politiques démocratiques tunisiennes en France, appellent à un rassemblement, prés de l’Ambassade de Tunisie pour condamner les violences perpétrées simultanément, ces deux derniers jours, par des nervis et des groupes extrémistes religieux.
      Après avoir sévi ces derniers temps, entre autres, contre les journalistes, les intellectuels, syndicalistes, les enseignants, les militants démocrates et les artistes, les salafistes et les nervis ont détruit et lacéré des œuvres d’art, jugées blasphématoires, lors d’une exposition intitulée « le Printemps des Arts » au palais d’Abdellia, à la Marsa.
      Les violences se sont ensuite propagées, dans les quartiers populaires de la ville de Tunis : Intilaka, Ettadhamen et Essijoumi, ainsi que dans les villes de la banlieue nord : La Marsa, Carthage et le Kram, semant la panique et le désarroi durant la nuit. Elles ont également atteint les gouvernorats de Jendouba, Sousse, Monastir et Tatouine. Suite à quoi, un couvre-feu nocturne a été institué à Tunis et dans quatre régions.
      Ces groupes se sont aussi attaqués au Tribunal de Tunis à Essejoumi, où ils ont incendié le bureau du procureur. A Jendouba, ville du nord-ouest tunisien, des groupes salafistes ont incendié le siège régional du syndicat U.G.T.T. (Union Générale Tunisienne du Travail) et les sièges de trois partis politiques : le parti communiste des ouvriers de Tunisie, le mouvement des patriotes démocrates et le parti républicain. Il faut rappeler que les groupes salafistes accompagnés de casseurs, ont déjà attaqué à Jendouba plusieurs locaux de la police et des débits de boissons alcoolisées. Ces groupes bénéficient depuis plusieurs mois, d’une réelle impunité, et ce malgré la gravité de leurs actes.
      Les signataires de cet appel dénoncent ces actes graves, attentatoires aux libertés et à la démocratie qui surviennent après l’appel, relayé par des chefs salafistes tunisiens, du chef d’al-Qaïda, Aymen Adhawahiri, au soulèvement des Tunisiens pour l’instauration de la Charia en Tunisie.
      Ils condamnent ceux qui appellent à l’affrontement religieux et qui utilisent illégalement les mosquées comme bases arrière, pour propager leurs discours haineux.
      Les signataires exigent du gouvernement, la prise de mesures urgentes, pour neutraliser ces semeurs de troubles, violents et intolérants, qu’ils soient d’ailleurs, salafistes ou casseurs au service des contre-révolutionnaires, et qui s’attaquent à tous ce qui ne partagent pas leurs convictions fascistes.
      Nous mettons en garde le gouvernement contre la poursuite de ces violences organisées par des salafistes et des nervis, et lui rappelons qu’il est le garant de la sécurité de toutes les personnes et les biens.
      Les signataires refusent que la Tunisie devienne un champ de bataille, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour le développement économique et réaffirment la nécessaire ouverture de notre pays, au reste du monde.
      Les signataires appellent les démocrates et les défenseurs des droits de l’homme tunisiens de Tunisie ou à l’Étranger, ainsi que nos amis Maghrébins et Machrequins, Français et Européens qui se sont mobilisés avec nous pour chasser le dictateur Ben Ali, à se mobiliser encore une fois, pour la défense de la tolérance, des libertés et de la démocratie en Tunisie.
      Cette mobilisation est urgente, pour contrecarrer les violences des salafistes, des casseurs et de leurs commanditaires et pour défendre les libertés ; de création, de croyance et d’expression, de presse, syndicale et associative.
      POUR L’ARRET DE LA VIOLENCE DES SALAFISTES ET DES NERVIS EN TUNISIE
      POUR LE RESPECT DES LIBERTÉS ET DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE
      POUR LES OBJECTIFS DE LA RÉVOLUTION : DIGNITE, TRAVAIL ET LIBERTÉ
      VENDREDI 15 JUIN 2012 A PARTIR DE 18H30
      Prés de L’AMBASSADE DE TUNISIE
      PLACE ANDRE TARDIEU SORTIE DU METRO ST. FRANCOIS XAVIER (ligne 13)
      Premiers signataires : A.D.T.F. – A.I.D.D.A. – A.T.N.F. – Collectif 3C – C.R.L.D.H.T. – Ettakatol / France – F.T.C.R. – Filigrane – M.C.T.F. – P.C.O.T. – Parti Républicain – R.E.M.C.C. – U.T.A.C. – U.T.I.T. – Vérité pour Farhat Hached
      Et le soutien
      Associations : A.C.O.R.T. – A.M.F. – C.E.D.E.T.I.M. – E.M.C.E.M.O. / pays bas – F.C.M.A. – Le Manifeste des Libertés – Na’oura / Bruxelles – R.E.M.D.H. – SOS Migrants / Bruxelles
      Syndicats : C.F.D.T. – Force Ouvrière – Union syndicale Solidaires.
      Partis : Les Alternatifs – E.E.L.V. – F.A.S.E. – N.P.A. – P.C.F. – P.G

 




Les vendredi 8 et samedi 9 juin, colloque sur la Révolution tunisienne et la transition démocratique

8 05 2012
L’idée de ce colloque est née en pleine révolution, en janvier 2011 à Tunis dans une discussion entre  des collègues enseignants à la Faculté de Tunis et moi.  Nous avons déjà organisé une petite journée d’études, préparatoire, en juin 2011 à Sceaux, dans l’idée de préparer un colloque pour la période post électorale, quand la Constituante aurait commencé  ses travaux. Il s’agit donc d’examiner les cheminements, interrogations et difficultés de la refondation étatique en train de se faire, ainsi que les aspects internationaux.
Présentation du colloque: 

Le 14 janvier 2011, en chassant Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir, la petite Tunisie ouvre un nouveau chapitre de l’Histoire : de son histoire, de l’histoire du monde arabe, de l’Histoire tout court. Ce qui « dégage » avec Ben Ali, ce n’est pas seulement l’ancien régime, c’est aussi le « malheur arabe », la condamnation à perpétuité au « Zaïm » – père autoritaire garant de l’unité nationale – et au coup d’Etat (militaire ou policier) permanent plus ou moins déguisé, l’ « exception autoritaire » prétendument liée à l’arabité ou à l’Islam.

Ben Ali « dégagé » par la révolte populaire, la dévolution du pouvoir échappe aux structures instituées, la transition ordonnée cède sous la pression de la révolution, un espace politique s’ouvre qui n’est pas assigné d’avance à des titulaires d’une légitimité préétablie. L’hypothèse d’une transition dans les formes constitutionnelles, par l’élection d’un nouveau président dans le cadre des anciennes institutions, vole en éclats. Il s’agit maintenant d’élire une Assemblée Constituante, chargée non de restaurer le système préexistant, mais de refonder l’Etat.

De cet événement majeur découle un foisonnement de questions qui intéressent le Droit et la Science politique : organisation d’élections libres après une dictature, formes originales de la transition par l’institution de commissions indépendantes au devenir imprévu, enjeux de l’Assemblée constituante élue le 23 octobre, travail de cette Assemblée, reconstruction de l’appareil d’Etat sous l’angle politique et administratif (forme de l’Etat, démocratie locale, appareil sécuritaire, archives, lutte contre la corruption, « dé-RCDisation »), sous l’angle normatif (sources du Droit, place du référent religieux dans la hiérarchie normative , définition et protection des droits fondamentaux et notamment question des droits des femmes dans un pays qui a choisi un mode de scrutin résolument paritaire) ainsi que culturel ( place du référent religieux par rapport à la modernité), réception dans l’ordre international et en Europe de la révolution tunisienne, conséquences diplomatiques et géopolitiques…

Le colloque « La révolution tunisienne, de l’intérieur, de l’extérieur » organisé par la Faculté Jean Monnet (Université Paris Sud) et la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis-Carthage dans la continuité de la journée d’études qui s’est tenue à Paris-Sud le 29 juin 2011 interrogera cet événement sous un angle original, en explorant le « dedans » et le « dehors » révolutionnaire. Résolument interdisciplinaire, le projet mêle juristes, politistes, historiens et spécialistes de relations internationales, tunisiens et européens. Mais surtout, il associe des acteurs de la Révolution tunisienne, eux-mêmes souvent juristes ou politistes, à des analystes. Il s’agit de rendre compte de la refondation étatique en train de se faire. Le colloque marque également son originalité en envisageant les extérieurs révolutionnaires : les prémices et suites diplomatiques et géopolitiques de l’événement tunisien seront analysés.

L’accès au colloque est libre, et il n’est pas réservé aux spécialistes mais ouvert à tous ceux que la révolution tunisienne passionne !

Le programme complet en suivant ce lien:  http://www.jm.u-psud.fr/fr/index.html       (si le lien ne s’ouvre pas copiez-le et collez-le dans votre barre de navigation)
Inscription souhaitée ( voir dans le programme)





Colloque sur la Révolution tunisienne et la transition démocratique

28 04 2012

À tous les amis de la révolution tunisienne  en région parisienne  : le vendredi 8 et le samedi 9 juin (matin) se tiendra un colloque sur la Révolution tunisienne et la transition démocratique, avec des juristes, politistes, historiens tunisiens et français, certains étant aussi des acteurs importants de la vie politique post 14 janvier  .

Je posterai ici très vite le programme complet.





Koulna Amina Filali

16 03 2012

Une amie égyptienne,Mona Eltahawy, fait circuler une information. Une jeune fille marocaine, violée, obligée par sa famille d’épouser son violeur ( comme ça l’honneur de la famille est sauvé et le violeur échappe aux poursuites pénales, c’est le code marocain…) s’est suicidée. 

Seize ans.

Aujourd’hui, par-dela l’aspect politique, collectif, la colère, l’indignation, je pensais à ce qu’a dû être la vie de cette enfant, dont l’article ne nous dit presque rien. Son enfance dans un cadre probablement étouffant, puisque le père l’a vendue pour laver l’honneur de la famille qui, comme chacun sait, se situe entre les jambes des femmes. Le viol, quel qu’en ait été la forme, par violence directe ou indirecte, le corps saisi, pénétré sans consentement, la douleur, la peur, la honte aussi, l’opprobre familial, le père impitoyable de peur de la réprobation sociale, l’enfant vendue pour « arranger ça » discrètement, l’horreur de ce mariage forcé, le désespoir, le suicide…

Koulna Amina Filali.





À propos de l’inscription de la « Chariaa » dans la Constitution tunisienne.

23 02 2012

Source formelle du droit ou source matérielle, ce n’est pas un débat d’initiés ou de juristes spécialisés…. C’est un problème majeur.
( note que j’ai postée sur la page d’un ami)

La question n’est pas tellement celle du contenu de la règle de droit que celle de la source du droit. Si la loi (juridique) interdit par exemple le meurtre, ce n’est pas parce que cela découle d’une loi divine (dix commandements, Coran, Bardo Thodol, ce que vous voudrez) mais parce que la collectivité humaine considère qu’il faut l’interdire. Pour certains membres de cette collectivité humaine, c’est parce que le volonté divine l’a dit; pour d’autres, c’est parce que c’est contraire à leur morale personnelle; pour d’autres, parce que c’est nuisible à la collectivité. Il y a consensus pour interdire le meurtre, rencontre entre des volontés humaines pour des raisons diverses, religieuses pour les uns, non religieuses pour d’autres. La source de la règle réside dans la loi humaine, non divine. Ce qui n’empêche pas que le contenu de la règle légale et le contenu de la règle religieuse puissent être semblables. Dans tous les pays les règles juridiques sont souvent (mais pas nécessairement toujours) très proches quant à leur contenu des prescriptions religieuses majoritaires: c’est une évidence sociologique. Si les gens pensent majoritairement qu’il faut interdire ou autoriser tel acte parce qu’il est conforme à leur religion, ils vont voter des lois qui disent la même chose. Poser la règle religieuse comme source du droit, (positif, de la légalité) c’est refuser toute légitimité à l’intervention de la collectivité humaine en tant que telle et faire découler la validité du droit, de la loi, non pas de l’accord de la collectivité (Parlement, référendum, etc.) mais de sa seule conformité au principe religieux. C’est subordonner la loi civile à la loi religieuse, faire découler les prescriptions de la loi de la prescription religieuse, considérer que la loi civile ne peut qu’appliquer les prescriptions religieuses. Ce qui fait une grande différence de principe qui peut donner (ou pas, selon les circonstances) une grande différence quant au fond, au contenu des règles juridiques.





Bon anniversaire à la Tunisie révolutionnaire !

15 01 2012

 

Bon anniversaire, la Révolution !

 

Un an.  Avec des enthousiasmes,   de remarquables réussites, des joies immenses. Et aussi avec des difficultés, des incertitudes, des déceptions et des craintes.

Honneur au peuple tunisien, à sa révolution pour la liberté et la dignité. Quelles que soient les turbulences,  sa révolution ira son chemin vers ces buts.

 

Image

Tunisiens, restez debout, le monde est fier de vous !

 

P.S. Image empruntée à un ami… Le texte dit : Mon nom est Liberté.





J’hésite.

15 04 2011

J’avais ouvert ce blog pour y poster les photos des premiers jours de la révolution tunisienne après la chute de Ben Ali.

Je m’aperçois que pour un blog très confidentiel il est relativement fréquenté ( merci à mes visiteurs, les amis et ceux qui atterrissent là sans me connaître). J’hésite à y poster maintenant du texte…et vais y réfléchir promptement.

Bonne nuit aux éventuels visiteurs tardifs.








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